









We took the bus from Nepal to Varanasi, to the great amusement of all the other tourists we spoke to (it is 16 hours of bumping up and down on 1970's buses). They say that New York is the city that never sleeps, I now that whoever says that has never been to Varanasi - Varanasi is the centre of the Hindu universe and as such has a loud and colourful religious festival pretty much everyday. This was our first experience of India and the old town of Varanasi is very much what you'd expect, maze-like narrow streets with traffic jams caused mostly by cows. We managed to find a nice hotel with a view of the holy river Ganges, with the rooftop terrace allowing rest bite from the madness of the streets below. Hindus believe that being cremated in Varanasi provides for better Karma and an increased chance of escaping the constant cycle of rebirth, or at least being reborn into a higher caste. The cremation Ghat (steps leading to the river) hosts multiple cremations constantly throughout the day, which are open to public viewing; photography is prohibited but, I believe I will remember the burning bodies that I saw. Most of the time in Varanasi was spent exploring the Ghats and playing cricket with local kids. We managed to get up in time for a sunrise boat ride along the Ganges, it was amazingly to see the place come to life and witness how many people were already active and bathing in the river. It is not advisable for Westerners to take a dip in the Ganges due to the high level of chemical and metal waste dumped upstream, together with Varanasi sewage and the occasional dead body - and to be honest I wasn't really tempted anyway. Looking at the pictures, starting top left:
1. The view of the Ganges from our hotel.
2. Coralie preforming what Hindus call a Puja, what I call throwing over priced dead flowers into a smelly river.
3. Some bathers enjoying the water.
4. Leave for ten minutes and then rinse with warm clear water.
5. Frenchie and I pose on boat with busy Ghat in background.
6. Why are England still in the World Cup after India have been eliminated?
7. That's why!
8. And I can bowl too, to my 13 years old opponents.
9. Frenchie the new Hindu god, doesn't she look silly with only two arms.
10. Smoke in background is from cremation.
Bon ben heureusement qu'on s'etait "echauffés" au Nepal...Vu l'etat de l'Inde!
Nous voici à Varanasi, appelee aussi la cité de la lumiere (par les indiens), mais vue par une francaise de classe moyenne, je dirais plus que c'est la cité de la cradesse et de la folie... Evidemment il faut passer sur les premieres impressions et essayer de decouvrir quelle spiritualite mene ce peuple incroyablement dedié à ses dieux et ses rituels. Des tas de gens de toute l'Inde, voire de Londres ou d'ailleurs viennent ici y amener leurs defunts pour leur apporter la delivrance finale = la montee de l'ame direct vers le Nirvana, et donc empecher des reincarnations sans fins et peut etre inferieures à leur vie precedente (la peur la plus vive qu'on nous ait citee: etre reincarné en singe: trop de boules!). La derniere photo nous montre, de loin, l'endroit du feu sacré (qui brule depuis des millenaires juste derriere, au milieu du temple). C'est la que sont amenes tous les corps, recouverts de fleurs et de linges de couleurs. On assiste aux brulements "en live" d'un balcon; pas le droit de prendre des photos pour le respect des familles. Difficile d'oublier le fils de la famille qui, armé d'un long bambou, va s'occuper du feu qui brule le corps de son pere, et va ramasser un pied qui tombe sur le coté, ou bien va fracasser le milieu du crane pour que l'ame s'echappe plus vite vers les dieux....Aucune femme n'est acceptee ici, car les pleurs ou les hysteries produisent un "mauvais karma". On a tendance a rester au bord des ghats (marches qui descendent vers le Gange) car si l'on s'eloigne de la riviere, on touche tout de suite les ruelles pourries qui forment des labyrinthes dont il est difficile de se sortir. Heureusement notre hotel donne sur le fleuve (vue de la terrace, 1ere photo; c'est le seul endroit ou on respire). Le 1er jour, on ne peut pas passer plus de 10 min dans les rues: odeurs, mouches, bouzes de vaches et buffles enormes, chiens lepreux, mendiants, vendeurs de tout et n'importe quoi qui nous crient dessus, gamins qui veulent des roupies pour un oui pour un nom juste parce qu'on est blancs, soldats qui ont les yeux fixes sur ma poitrine ou mon derriere, et partout, des arnaqueurs avec une imagination debordante. On doit avoir un gros signe de dollar tatoué sur le front...
On rencontre des intouchables qui nous expliquent tout sur les rituels des cremations; on est scotchés devant le spectacle. Le lendemain, obligés de faire un tour sur le fleuve en bateau pour assister au lever du soleil et lancer des petales de fleurs, et faire flotter une petite bougie: c'est pour le "puja", ou la "bonne chance" (ou encore un truc pour nous demander de la tune). Mais bon, faut bien jouer le jeu (2eme photo). Le seul truc qui nous amuse bien et ou on ne doit rien payer: jouer au cricket avec les ados tout le long des ghats. Neil s'eclate et les gosses sont ravis qu'un anglais utilise leur batte. A part ça, les "varanasiens" font vraiment tout dans cette riviere sacree: se laver (mais ils sont encore plus sales apres, non?), faire leur lessive, plonger les morts dans l'eau avant de les bruler pour les purifier, noyer les enfants et les femmes enceintes decedes (eux n'ont pas le droit d'etre brulés car ils sont consideres comme purs...) mouais, je m'attends a voir un corps remonter et flotter à tout moment.
Au bout de 4 jours on prend le train pour Agra, ou se tient le Taj Mahal. Trains couchettes obliges, on voyage toute la nuit.